Oreille bouchée avion

Pour beaucoup d’entre nous, voyager en avion est souvent synonyme de vacances. Mais c’est aussi synonyme de stress avec les files d’attente, la place mesurée et la promiscuité. A cela s’ajoute les inévitables oreilles bouchées !

Ce phénomène naturel est la conséquence de la différence entre la pression environnante et celle exercée à l’intérieur de l’oreille. La pression sur les osselets et les tissus de l’oreille moyenne n’est pas la même que celle à l’extérieur du tympan. C’est particulièrement sensible au cours du décollage, de la montée et de la descente. Ces rapides changements de pression ne sont pas compensés immédiatement par l’oreille.

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A la descente, le désaccord de pression engendre parfois une sensation pénible au niveau des oreilles. En effet, l’air un niveau du sol est plus dense et appuie parfois douloureusement sur le tympan.

L’équilibre des pressions au niveau de l’oreille se fait par les trompes d’eustache. Ceux sont de petits tubes partent du plafond de la bouche, au niveau du nez, et joignent les oreilles internes. Leur fonction est de faire passer l’air entre la bouche et les oreilles pour d’équilibrer la pression entre l’extérieur et l’intérieur de l’oreille.

Au repos, les trompes d’eustache sont fermées. Elles ne s’ouvrent que lorsqu’on ouvre la bouche (parler, bailler, déglutir, etc.). Ce faisant, elles permettent un échange d’air avec l’oreille interne et le milieu extérieur.

Chez les jeunes enfants, au contraire, les trompes d’eustache restent constamment ouvertes. Ils sont moins sensibles aux phénomènes de pression d’air.

L’impression d’oreille bouchée disparaît rapidement quand l’avion a atteint son altitude de croisière ou à l’atterrissage. Petit à petit l’équilibre des pressions va se rétablir dès qu’on ouvre la bouche.

Néanmoins, pour quelques personnes les trompes d’eustache ne s’ouvrent pas aussi facilement ou rapidement que pour d’autres. Certains les ont plus petites et étroites que la moyenne. Pour eux, le rééquilibrage prend plus de temps. Si on est malade, ce dispositif ne se fait pas correctement. Un rhume, un mal de gorge, une grippe ou une allergie enrayera le mécanisme.

Pour lutter contre ce phénomène naturel, on peut sucer un bonbon ou bien mâcher un chewing-gum. On peut aussi forcer l’air à se déplacer dans les trompes d’eustache : pincer le nez, fermer la bouche et tenter d’expirer l’air. Il faut aussi éviter de dormir au moment de l’atterrissage. Si on souffre d’un rhume ou de maux de gorge, il est souhaitable d’avoir pris un décongestionnant par exemple qui réduira la quantité de mucus et libérera les trompes d’eustache.